Émettre une facture ne suffit pas à la transformer immédiatement en trésorerie. Pour être financée, une créance doit répondre à plusieurs critères. La facture électronique pourrait demain faciliter cette qualification.
Le 30/09/2026
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Une entreprise vient de livrer dix tables à un client. La commande a bien été passée, la marchandise livrée et le paiement est dû. La créance peut alors, sous réserve de l’analyse du factor, entrer dans le périmètre d’un financement. « En affacturage, le principe de base est d’intervenir sur des créances nées et certaines et exigibles », explique Christophe Foulley, responsable du Département Relations Clients ENT au sein de la Direction Global Working Capital.
Une créance est « née » lorsqu’elle correspond à une commande ou à une prestation réalisée et elle est « certaine » lorsqu’elle n’est pas contestable dans son principe et dans son montant.
Certains cas sont plus complexes. Christophe Foulley cite l’exemple des situations de travaux dans le BTP qui correspondent à des facturations intermédiaires liées à l’avancement d’un chantier. La problématique posée par ce type de facturation est que le maître d'ouvrage ou l'entreprise générale peut :
Le montant facturé n'est donc pas toujours définitivement accepté.
Avant de financer un portefeuille, CAL&F, en tant que factor, réalise donc une analyse. Certains clients ou certaines créances peuvent être exclus, par exemple en raison d’un risque insuffisamment couvert.
« Nous identifions d’abord les exclusions ; tout ce qui n’est pas exclu peut ensuite entrer dans le périmètre du contrat », résume Christophe Foulley (photo ci-contre).
L’affacturage ne concerne d’ailleurs pas uniquement, comme on pourrait le penser, les entreprises en difficulté. Il accompagne bien souvent aussi une société en croissance, une activité saisonnière ou des délais de paiement longs, en transformant plus rapidement une partie du poste client en cash disponible.
La réforme ne rendra pas automatiquement finançable une facture qui ne l’était pas auparavant. Elle peut en revanche améliorer la rapidité de l’information sur son statut : acceptée, rejetée, litigieuse ou bonne à payer. « Nous espérons à terme disposer d’une vision plus rapide du cycle de vie de la facture », explique Christophe Foulley. Pour le factor, cette information peut sécuriser davantage les financements et simplifier les parcours.
Elle pourrait aussi ouvrir la voie à des usages plus souples. Aujourd’hui, lorsqu’une entreprise cède les factures d’un client dans le cadre d’un contrat classique, le factor demande généralement à recevoir toutes les factures de ce débiteur. La facture électronique pourrait à terme favoriser des financements plus ciblés, facture par facture.
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