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Exporter, facturer, encaisser : le défi des créances internationales

 

Vendre dans plusieurs pays signifie composer avec des règles de facturation, des pratiques de paiement et des risques différents. Pour les entreprises, l’enjeu ne consiste donc pas seulement à développer leur chiffre d’affaires à l’étranger, mais aussi à sécuriser et financer leurs créances.


Une entreprise française qui vend en Allemagne, en Italie ou en Espagne ne doit pas seulement trouver des clients. Elle doit aussi maîtriser les règles propres à chacun de ces marchés. « Les réglementations restent locales. Une entreprise présente dans dix pays européens doit donc respecter les formalismes applicables dans chacun d’eux », explique Cécile Dauthier, responsable du développement à l'international chez CAL&F (Global Working Capital Business Line).

 

Délais, exigences réglementaires, modalités de facturation : malgré le marché unique, les pratiques ne sont pas encore uniformisées. La complexité augmente à mesure que l’entreprise multiplie les pays dans lesquels elle opère.

 

Financer, garantir et recouvrer

C’est précisément l’un des rôles de l’affacturage international. CAL&F peut proposer aux entreprises présentes sur plusieurs marchés des solutions permettant de financer leurs factures tout en tenant compte des réglementations locales. Mais le financement n’est qu’un volet du dispositif. “L’affacturage repose sur trois services : le financement, la garantie des débiteurs ou des acheteurs, et le recouvrement”, rappelle Cécile Dauthier.

La garantie permet notamment de se prémunir contre le risque lié au client final. L’entreprise peut conserver son propre assureur-crédit ou s’appuyer sur CAL&F pour analyser et garantir ce risque. Le recouvrement peut également être pris en charge, notamment en cas de difficulté, même si certaines entreprises internationales préfèrent conserver directement la relation avec leurs clients.

 

Ce que la e-facture peut simplifier

La facturation électronique, qui va progressivement se mettre en place dans toute l’Europe à moyen terme, ajoute une nouvelle dimension à ces échanges. Elle ne crée pas encore un système unique à l’échelle européenne : les calendriers de déploiement, les plateformes et certaines contraintes restent propres à chaque pays. Elle instaure toutefois des standards partagés.

« Il y aura un socle commun qui va simplifier les choses. Les flux de données seront davantage automatisés et nous gagnerons en fluidité », estime Cécile Dauthier.

Pour une entreprise présente dans plusieurs pays, l’intérêt est réel : des factures davantage structurées, des échanges plus automatisés et, à terme, moins de traitements spécifiques d’un marché à l’autre. Certaines modalités particulières resteront néanmoins propres à chaque pays.

La facturation électronique progresse également dans d’autres régions du monde, dont l’Amérique du Sud, certaines zones d’Asie ou en Afrique du Nord. Là encore, les systèmes et les règles diffèrent. L’horizon d’un dispositif véritablement mondial et harmonisé reste donc lointain.

Pour les entreprises qui se développent à l’étranger, l’enjeu est double : simplifier progressivement la gestion de leurs factures tout en conservant un accompagnement capable de prendre en compte les spécificités de chaque marché.

« Dans cette démarche complexe mais structurante, CAL&F se présente comme un partenaire répondant à deux enjeux majeurs : simplifier progressivement la gestion des factures d’entreprises se développant à l’étranger, et accompagner ces dernières dans la prise en compte des spécificités locales » conclut Cécile Dauthier. 

 


 

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